Blog de Prunelle & Chouki, mais aussi Rattus-domesticus.
Génétique – suite
On va faire une petite pause dans la découverte de gènes, mais ne croyez pas que d'ici la fin de la lecture de cet article, vous n'aurez pas mal au crâne, loin de là. Préparez votre verre d'aspirine !
J'en ai fait allusion à l'article précédent lorsque je vous parlais des rats porteurs. Lorsque le rat dispose de peu de gènes, surtout quand ils sont récessifs, c'est relativement simple. Prenons un rat bleu (a/a g/g), il donne à chacun de ses descendants un allèle de chaque chromosome. Ici ce sera toujours les mêmes qui seront donnés : a et g.
Mais si on a un rat bleu agouti hétérozygote (A/a g/g), il donnera à 50% A et g, et à 50% a et g.
Je crois qu'on a tous fait un jour ou l'autre, en maths, des développements. Là c'est à peu près pareil, sauf qu'on travaille non pas avec des chiffres, mais avec des lettres (qui correspondent aux gènes). Toujours avec l'exemple du rat bleu agouti hétérozygote :
(A + a)*(g +g) = (A*g) + (A*g) + (a*g) + (a*g)
(A + a)*(g +g) = 2(Ag) + 2(ag)
C'est ainsi qu'on se retrouve avec ½ de Ag et ½ de ag. En clair, si le rat en question fait 10 petits, normalement 5 auront A et g, et 5 auront a et g (bien sûr, comme dit avant, la nature nous réserve des surprises).
C'est ainsi que la liste des possibilités de dons d'allèle augmente suivant le nombre de gènes exprimés et/ou portés. Tout est question de mathématiques, mais encore faut-il bien cerner la chose. On ne peut pas vraiment expliquer cela, mais je vais vous montrer des exemples, qui peut-être vous aideront à comprendre.
Gardons ce même rat, mais admettons qu'il soit aussi porteur bleu russe agouti. Il est donc A/a g/g D/d.
(A + a)*(g + g)*(D + d) = (A*g*D) + (A*g*d) + (a*g*D) + (a*g*d)
Ce qui nous donne ¼ de A g D, ¼ de A g d, ¼ de a g D et ¼ de a g d.
C'est encore pire avec un rat agouti hétérozygote, porteur bleu agouti et bleu russe agouti. Il est A/a G/g D/d.
(A + a)*(G + g)*(D + d) = (A*G*D) + (A*G*d) + (A*g*D) + (A*g*d) + (a*G*D) + (a*G*d) + (a*g*D) + (a*g*d).
Ici, il y a donc 8 possibilités ! Ce qui nous donne des tableaux démesurément longs lorsqu'on croise des rats pareils. Mais n'oubliez pas que pour un même phénotype, il existe plusieurs génotypes. Voici un tableau où l'on croise 2 rats bleus porteurs bleu russe. Tableau : ♣
Apparaît une nouvelle couleur : le double bleu, qui n'est autre qu'un rat qui porte à la fois le bleu et le bleu russe. Cependant attention, on n'est pas face à ce résultat d'une nouvelle couleur tout le temps. Le double bleu est une couleur complexe à 2 gènes, comme le sont d'autres couleurs : le bleu champagne est, comme son nom l'indique, un rat qui porte à la fois le bleu et le champagne, mais nous reviendrons plus tard sur ces couleurs complexes. Parfois, dans nos tableaux, on a des résultats impossibles, comme ce fut le cas à l'article précédent : un rat ne peut pas être à la fois PED et RED, il faut donc rayer ces possibilités lorsqu'elles sont impossibles.
Dernier tableau, dernier coup de grâce. Prenons cette fois 2 rats agoutis hétérozygotes porteurs bleu agouti et bleu russe agouti. Accrochez-vous surtout, et ne tentez pas forcément de tout comprendre en une seule fois. Tableau : ♣
Ce qu'il faut retenir de ce tableau, c'est qu'on peut avoir une multitude de possibilité (là 26), mais au final, cela ne donne "que" 8 couleurs, et encore. On voit que le double bleu ne représente que 1.6%. Sur une portée de 10 ratons, ça fait 0.16 raton double bleu, autant dire 0 !
C'est bon, votre verre d'aspirine doit être prêt.







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Pa-RAT-Dize, Posté le mercredi 12 août 2009 01:49
PUTIN DEUX DE TENSION JE VIENS DE VOIR LE LIEN :O
MERCIIIIIIIIIIIIIIIII